Lundi 23 mars 2009

Un Pigeon blanc

Quelques branches surplombent la chaussée
La Lune découpe en ombres d’avalanche
Les feuilles dans mes cheveux et jusqu’à mes pieds.
La lune reflète d’une douce lueur fanée,
     Quelques petites fleurs blanches

 

Courant sur la route au milieu du silence
Un pigeon cherche son chemin.
Eperdu il avance au milieu des absences
Devant moi dans le petit matin.
La lune l’observe de son regard intense
   C’est un beau pigeon blanc.


Si la fleur au cœur de la nuit
Si l’oiseau plongé dans le noir
Si elle grandit et s’épanouit
Et s’il marche si loin de son perchoir
C’est que brillent dans les plus sombres soirs
Les pétales et les plumes couleurs de l’espoir…

Par Johann - Publié dans : poèmes : thèmes variés
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Lundi 23 mars 2009
Un soleil fané

Entouré de tours
Sur le béton armé
Dans les rues dans les cours
Brille un soleil fané

Des esprits qui s’affèrent
Dans des corps meurtris
Et des âmes qui s’oublient
Dans le monde qui s’enferme

Dans un monde qu’on enferre
Sans joie sans peine
Et rempli de haine
Pour un monde qu’on enterre.

Venez venez, j’ai vu la lumière !
La vraie, la pure, celle du soleil
Elle est là, pour vous tout pareil
Tournez la tête, j’ai vu la lumière !

Et nos yeux grands ouverts
Les pupilles dilatées
Et notre âme si fière
S’est mise à raisonner

Et notre âme en enfer
S’est mise à bruler…

Alors, mon cœur consumé à cesser de battre
La tête penchée, refusant de combattre
Mon corps sans âme, a fermé les yeux.

Et derrière mes paupières, bloquant les rayons
J’y ai vu à travers, au milieu des cieux
Un regard malicieux, un regard comme un don
Une étincelle de vie, sans raison, sans esprit mais remplie de joie
Un embrasement d’amour, un embrasement de toi
Par Johann - Publié dans : poèmes : vers de pensées
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Mercredi 3 décembre 2008
Triste mouton

Quelle est cette force
Quelle est elle ?
Cet élan qui m’emporte
Le regard en arrière, impuissant
A s’en bruler les ailes.

Chatelet, vingt et une heure
Le train est là et ça sonne !
Mais là bas, un refrain rieur
Chanté dans la gare qui ronronne
Attrape mes yeux pour en chasser les pleurs…

Un homme sur un banc
Il a les yeux au ciel
Et là haut au milieu des abeilles
Dans un matin de printemps
Il les fait tournoyer !

Quand il frotte sa guitare
Et quand il chante
Les dents déployées au hasard
Comme des voiles voletantes et dansantes,
Moi je veux m’arrêter,

Un instant, un instant seulement
Et tout oublier,
Mes mains, ma bouche et mes sentiments
Comme ça, juste stoppé,
Par gourmandise,
Pour ces rares moments,
D’égarement et de douces brises.

Un vent qui souffla,
Une seconde,
Dans mon esprit,
Une onde, qui coula,
Sans faire de bruit
Et sans empêcher ce long serpent de fer de me prendre avec lui,
Jusque là bas,
Comme tous les soirs, comme toutes les nuits.

Par Johann - Publié dans : poèmes : thèmes variés
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Lundi 17 novembre 2008

Pour rien

 

Ferme les yeux et pense…

Un clavier un écran
Et y graver des mots
Une plume ou un stylo
Pour un sentiment

 

Mais tout ça pour rien ;
ils n’existent pas.
Que dans ma tête de bon à rien.
Ouvre les yeux,
Tu ne vois rien.
Les vers et les strophes apportent réconfort
Mais ils inhibent l’effort
et me ronge de liens.

 

Attaché à tous, à chaque chose
Mais à rien.
Pensant à toutes choses,
Une idée toujours,
Et la bonne, celle qui court
Mais aussi celle qui se trompe
Tromper par les roses.
Tromper pour rien.

 

La lucidité est triste,
Tueuse d’espoirs
Et tueuse d’illusions
Elle brûle les passions
Et éteint les soirs
Laissant la lumière fanée d’un néon de raison.
Un néon de rien.

Par Johann - Publié dans : poèmes : vers de pensées
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Mercredi 3 septembre 2008

Comment parler du doux amer,
Et comment rester sur le fil ?
Basculer du coté pile
Pleurer à en manquer d’air
Puis volteface vers la douceur des iles
Où le soleil inonde la mer
Et le sourire qui appelle le bonheur.

 

Comment parler du passé ?
Celui qui s’agrippe dans la douleur
D’avoir été heureux et de regretter 
De n’avoir pas été heureux dans l’heure.
Et la tristesse passée rend triste d’en parler
Autant que la joie disparue attire les pleurs.

 

Comment parler du futur sans le regretter déjà !?
Et comment espérer quand on craint tant de désespérer ?

 

Et le présent… ah le présent qui n’existe pas si ce n’est maintenant… et maintenant et maintenant ! mais il n’existe plus, ou pas encore alors si je me veux épicurien, si je veux profiter du présent ou en tout cas le vivre pour l’éternité, je me dois le présent éternel,… par décision mortelle.

 

Ou alors il faut aimer et croire,
Et aimer y croire,
Et toujours espérer et se réjouir
Mais avec plus d’innocence dans l’avenir
Pour que les derniers soirs
Laissent des matins de rires…

Par Johann - Publié dans : poèmes : vers de pensées
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Lundi 18 février 2008

Quelle beauté ! Époustouflante !
Les traits sont parfaits
et le charme, dessiné
Oh belle amante !



Et elle rigole et ses dents
sont parfaites, toujours
et tout est parfait
comme la beauté du jour,
comme l’amour.



On la croise partout
et partout accourent
les regards sourds
de ces yeux aveugles
de ces yeux de fous.



On la croise partout
mais jamais chez soi,
et jamais pour moi !
comme les étoiles,
aux portes du ciel.



Mais pareilles à elles
« vous n’éclairez que d’un feu éteint
et nous nous brulons en vain
sur le brasier des sens ! »
Alors oublions celles
qui brillent en cadence
et dansons sur les mains.
Par Johann - Publié dans : poèmes : vers de pensées
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Samedi 5 janvier 2008





  •  
  • Il ya des jours couleur du soleil, où je me sens un rayon du ciel,
    Il y a des nuits de lune de miel, où j’oublie même que je suis sans elle…


Et dans ces nuits de petits bonheurs et de liberté je me sens revivre,     avant la mort d’une larme de sel et qui s’assèche dans l’eau de la seine.


Il ya des jours couleur de ce ciel, gris et pâle sans rose immortelle,
Il y a des nuits de lune nouvelle, où les étoiles sont des yeux sans ailes…

Par Johann - Publié dans : poèmes : l'amour
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Mercredi 5 décembre 2007

C’est l’histoire toute douce

D’un baiser.

Elle est née et elle pousse,

C’est l’histoire d’un baiser

Tout doux.

Il est doux et il aime

Il est doux parce qu’il aime ?

Il est triste.

 

Je le vois qui flotte

Dans l’air, sur les joues

Et sur les lèvres…

Tout contre vous…

Insolentes et rosées

Et parfois rouges !

 

Mon baiser serait blanc

Comme la lumière des lampes,

Des néons qui éblouissaient mes yeux d’enfants ;

Un baiser pour éblouir

Le couloir qui semble fuir 

L’éclat, des sens adolescents.

 

Un baiser fixé dans l’air

Oublié du temps,

Suspendu à vos lèvres

Et que j’aimerais tant…

Par Johann - Publié dans : poèmes : l'amour
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Lundi 22 octobre 2007

Dans un craquement

Le sol s’effondre

Le tonnerre gronde

Pour une terre qui se fend.

 

Et les vies se brisent

Abandonnées et gémissantes

Dans un espoir qui s’enlise

Mais alors les vies, chancelantes,

Celles qui ont tout perdu

Celles que rien ne retient plus

Ces vies là font rougir le sang

Esquissent un sourire

Et partout dans le pire,

Réapprennent à rire !

 

Et c’est ma simple vie

Qui sent le sol qui s’ouvre

Que mon être, d’une nuit qui le couvre

Pleure et abandonne, sans un cri

Comme frappé par la foudre.

 

Tout s’effondre si vite

Pour un mot pour un geste

Ou pour un sentiment.

 

Mais si je suis ici

C’est pour rire ou sourire

C’est pour savoir le pire

Le regarder fixement

Et dans un jeu d’esprit

Tourbillonnant et chantant

Le voilà bras ballant !

Par Johann - Publié dans : poèmes : thèmes variés
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Vendredi 28 septembre 2007

Prison de corps et d'organes.

 

 

Le coeur est beau

oui le coeur.

Mais pourquoi on pleure

Et pourquoi on crie

Pourquoi on s'aime

Et pourquoi on sourit

Mais pourquoi la douleur

Et pourquoi la vie?

Et pourquoi on se meurt?...

 

Le corps et le coeur, maîtres de mes maux.

 

Et je me vois volant

Et je me vois si beau

Dans le clair du levant

Oui si beau et si content

Devant la carcasse, la chair et la peau

Devant ma prison

De mon perchoir de plume, de vent et de rayons.

Par Johann - Publié dans : poèmes : vers de pensées
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