Vendredi 28 septembre 2007 5 28 09 2007 01:39

Croisée des chemins

 

Comment savoir

Et comment voir

Quel chemin s'ouvre

Quel autre se couvre

Et où il mène

Et qui il couve

A moins qu'il ne sème

Partout et en nombre

Dans les ruelles des coins sombres

Les belles âmes trop cachées

Ces jolies filles dans l'ombre

Par un visage trop laid.

Par Johann - Publié dans : poèmes : vers de pensées
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 09 2007 22:42

Les morts vivants

 

 

Tout est jaune, pâle.

Et bleu, foncé

Le vent calme

Soulève l’ourlet.

 

Dans le ciel

Cerfs et moutons

Volent ou viennent

Ou tombent tout ronds

 

Et la terre reflète les couleurs

Elle ressent la chaleur des vies

Qui parenthèse la mort ici,

Dans ces jours de saveurs.

 

Le soleil, l’eau et le vent salés,

Fatiguent poumons et peaux brûlées,

Mais ils laissent dans nos corps

Comme une parenthèse dans la mort.

 

Ainsi déambulant

Le long du chemin

Nous pauvres humains

Nous les morts vivants.

Par Johann - Publié dans : poèmes : thèmes variés
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 09 2007 22:34

Chute libre

 

 

Les cimes s’entrechoquent

Et font parler le vent

Les troncs qui se courbent

S’arque bouquent, tout doucement

 

Tout en haut des pins

Il observe la vie

Il ri et sourit

Et veut descendre en vain

 

Puis un jour

Le vent se lève

Dans le jour qui s’achève

Il souffre et le pin

      S’effondre

            Lourd.

 

Alors je ne souris plus

Alors je sens la fin

Dans les mains du destin

J’apprends et me rue

Je veux lui échapper

Je veux le choix

Et je prends la vie

  Sans tendre la main.

Par Johann - Publié dans : poèmes : vers de pensées
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 05 2007 00:57

L’obscur rayonnant

 

J’ai ouvert la fenêtre

Et à perte de vue


La nuit.


Et perdue dans la nuit


La rue.


Qui sourit aux fenêtres.

 

Il est tout pâle le sourire


Il éclaire la chaussée


Et il se répand en nuée


Jusqu’au sol qui soupire.

 

Mais je suis très haut

Et la ville obscurcie

Fait frissonner mon dos

Puissante et adoucie

 

Les étoiles même ici

Eclairent les toits et la vie

Laissant l’ombre aux châteaux

Religieux assoupis

 

Et c’est le silence

Dans les yeux apaisés

Qui laisse aux pensées

Une petite chance…

Celle de s’envoler

Par Johann - Publié dans : poèmes : thèmes variés
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Jeudi 22 mars 2007 4 22 03 2007 23:43

Aimer à fleur de haine mais est ce aimer ?

 

 

Un nom un pseudo une photo

Une phrase entendue que je lis

Un stress maudit qui m’envahit

Et d’autres mots écrits forment ma colère sourde

Colère ou rage contre moi et de désespoir

Injuste et pourtant haineux

De l’indifférence, de ne pas être aimé

Cendres dans mes yeux

Comme incinéré

D’un revers de clavier.

 

Quand on s’en rend compte, quand on le sait

Que les sentiments sont imparfaits

Et qu’ils sont mort né, alors

La colère la haine sont les réflexes, les accords

Tacites entre notre cœur et nous,

Entente salutaire sinon la mort.

Haine et tristesse sont les marques

D’un ego hors de ses gonds, qui craquent

Vers le début d’un jour de fous.

 

Oui mais, quels sentiments ? Des désirs plutôt

Alors l’heure est légère

Et dans un pincement d’air

Oublions nos maux

Et jouons de l’esprit

Pour ne le torturer que si

L’heure est grave et les sentiments vrais.

 

Les désirs charnels ont un visage

Un point d’appuis et de torture sauvage

Les sentiments déguisés dans l’eau salée

D’un océan qui voit un rivage.

 

Mais au dessus de tout et qui flotte

L’air patient et doux regorge des flots bleus

Et regorge d’un long rivage qu’il reflète dans les cieux

Mais il est insaisissable et invisible,

On ne le voit que dans les cimes où il chuchote

La douce mélodie d’un vœu

Au froissement du vent

Le concerto d’un cœur qui aime vraiment…


 




Par Johann - Publié dans : poèmes : l'amour
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Lundi 5 mars 2007 1 05 03 2007 22:03

Royaume des cieux.

 

Comme un mélange

Doux et sucré

Comme les anges

Dépunaisés

 

Sur une barque

Au dos ailé

Comme oublié

Mon cœur s’arque

Puis se détend

Avec fierté

Imaginant

Ou bien rêvant.

 

Comme l’âme va bon train quand elle s’est retrouvée

Et comme les idées noires se meurent, toussotant

Et s’excusant toutes éperdues et s’enfumant.

Comme l’âme va bon train quand elle s’est retrouvée.

 

Et les jambes sont alertes quand l’âme court

Comme un corps dépoussiéré au souffle des étoiles

Comme une vie qui rougit au souffle du poêle

Et aux sirènes raisonnables, tout devient sourd.

 

Comme un mélange

Rêve et réalité

Et sans les anges

Défenestrés

Au rayon du soleil

Astre jaloux des anges

Qui dans le sommeil

Oublie les ailes

Oublie l’aimée.

 

Comme l’âme irait bon train si elle se retrouvait…

 

Par Johann - Publié dans : poèmes : l'amour
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Lundi 5 mars 2007 1 05 03 2007 21:50

Certainement que tu n’es pas heureux parce que personne, ne peut affirmer sans tressaillir qu’il est une personne heureuse. Parfois on est « le plus heureux des hommes ! » mais jamais simplement heureux. Pourquoi ? Parce que nous nous trompons, parce que nous pensons que si nous étions comme ci, si nous étions comme ça, si nous avions ci, si nous avions ça, alors nous serions heureux ! Nous pensons que devenir heureux c’est combler un manque. Tu me vois là, penses tu que je suis heureux ?

Il réfléchit un instant, gêné par ce visage si, si … transpirant le malheur et la damnation qu’il ne pouvait répondre à une telle question émanant d’un tel visage. Il resta muet d’embarras.

Non, tu ne le penses pas, pour toi je suis malheureux parce que j’ai autant de manque à combler que de défaut sur ma face. Et pourtant, imagine, imagine une seconde… Tu le sens, tu sens que je suis bien plus heureux que toi et ton mètre quatre vingt, toi et ton costar tout brillant, toi et ton visage régulier dans un corps avenant. Chercher l’erreur. Aller, cherchons l’erreur. Peut être une autre fois car il est temps que j’y aille.

Sur ce il se leva, ferma le magasine, balança le mannequin au costar avec les autres magasines puis sortit des toilettes.

Il prend son manteau, éteint la lumière émerge dehors et s’en va dans la nuit matinale.

 

Clap clap clap font les chaussures noires et désuètes de ce petit bonhomme sur la chaussée. Haut bas, gauche droite et tout droit vont les yeux des passants sur ce petit bonhomme et les bouches serrées pensent « ah quel pauvre petit bonhomme ! ». Et le petit bonhomme continue à faire clap clap sur la chaussée puis sur les passages piétons jusque dans les escaliers, dans le métro, dans la salle des pas perdus et tout à coup, ils ne font plus que plop et plus rien, plus aucun son ne sort de ces vieilles semelles. Le petit bonhomme est arrivé.

« -Salut Alphonse ! » fait une voix enjouée, ou moqueuse (?).

Alphonse répond par un sourire laissant apparaître de jolies dents jeunes à l’écartement tel qui laisse deviner que cet homme là doit être comblé de bonheur !...

 

Douze heures plus tard :

« - Salut Alphonse. » fait la même voix beaucoup moins enjouée car fatiguée par une journée de travail. Le petit bonhomme aussi est fatigué, mais il répond par le même sourire, et le rythme des clap clap reprend. Le plop nous signale l’arrivée chez lui puis le bruit de serrure nous le confirme. L’appartement est minuscule, deux pièces de 8 et 10 mètres carrés, c’est peu pour un homme de 35ans.

Alphonse pose  ses affaires, tranquillement, il allume son petit poste de radio, met un quart d’heure à trouver une station qui capte bien, règle le volume sur 11 et s’installe sur son canapé, ou plutôt sur ce qui fut un jour un canapé et qui n’est plus aujourd’hui qu’une masse informe et délavée. Alphonse semble plutôt bien dans ce canapé à écouter sa musique. Il finit par se lever, se cuisine un petit plat, enfin il met des lasagnes au micro onde pour être exact. Il éteint la radio et mange dans un silence de mort. Il va se coucher et s’endort en quelques minutes. Cette journée fut une journée banale pour Alphonse, non pas que tous les jours soient les mêmes, jamais il ne revivait la même journée mais elles étaient toutes banales.

 

Ce matin il se lève ne déjeune pas, part directement au travail sans le bruit des clap pour l’accompagner. Il trouve un oiseau mort sur le trottoir, s’arrête pour le regarder, l’observe pendant une minute, écrase une larme et reprend sa route. Aujourd’hui il prend le bus, comme ça, sans raison. Il descend un arrêt trop tôt simplement parce qu’il n’a pas réfléchi et qu’il avait envie de descendre ici. Dix minutes en avance il arrive à son travail et n’est donc pas accueilli par le « salut » habituel puisqu’il est le premier arrivé.

La journée de travail passe, tranquillement, chaque client, chaque acheteur de billet est l’occasion pour Alphonse d’être gentil. Pour chaque visage il s’interroge, il imagine une histoire, dans tous les yeux il lit la pitié ou le dégoût mais il sourit, il se fout de leur plaire puisqu’à lui au moins, la vie plait. Il faut avouer qu’Alphonse n’est pas beau, selon les critères habituels il n’est pas beau, il est même laid, à la limite du repoussant. Le décrire est inutile et limite insultant. Alphonse n’est pas riche, il gagne simplement de quoi vivre frugalement avec quelques petits extras de temps en temps. Bref, Alphonse est le cauchemar incarné, l’allégorie du malheur, le cas d’école, le spécimen à étudier. L’insupportable est qu’Alphonse n’est même pas ni bête ni niais ce qui fait qu’il serait capable de se décrire exactement, voire plus durement, que nous le fîmes. Et pourtant, comme moi, vous commencez à envier Alphonse. Excepté son nom, je vous l’accorde.

 

De cette vie si pathétique en apparence il ne sort donc rien. Il n’y a rien à raconter, rien que la vie on ne peut plus banale d’un vendeur de billet au guichet SNCF de la gare Saint Lazare. Aucun évènement exceptionnel, aucun évènement tragique si ce n’est peut être sa naissance même, vraiment rien, rien de rien. Pourtant nous allons continuer à la conter, pour montrer que si les gens heureux ne semblent pas avoir d’histoire, c’est bien plutôt l’histoire qui ne compte pas beaucoup d’homme heureux. Pour une fois que nous en tenons un il serait dommage de le négliger.

La vie d’Alphonse est dépourvue d’amour car l’amour est partout dans sa vie. Ca n’est donc plus de l’amour à partir du moment où l’amour est dans la préférence, dans l’exclusivité. Gageons qu’il s’agisse néanmoins d’amour. Alphonse a remarqué une chose très juste : s’il est mal vu et considéré comme un élément de notre malheur de dépendre du regard des autres, il est aussi mal vu de n’être tourné que vers soi. Alors quoi, il faut se fiche des autres et de soi même tout autant ? Qu’est ce qu’il nous reste ? Le compromis. Le bonheur est donc le fruit de tous les compromis. Ceci est séduisant. Un peu s’occuper de soi, mais aussi s’occuper des autres mais pas des autres en tant qu’oppresseurs mais des autres comme si chacun d’entre eux était un alter ego. Alphonse doit être un fervent lecteur de la bible alors. Toutes les réponses à nos questions sur comment trouver le bonheur seraient dans ce livre sacré ? Dubitatif.

 

A coté de sa petite vie rangée, Alphonse a une passion : la politique. Il est militant communiste. Loin d’être l’homme de tous les compromis, il considère au contraire qu’il y a des domaines où on ne peut pas transiger. Et si on y pense la volonté du communisme n’est elle pas d’apporter le bonheur à tous, sans exception dans un monde sans inégalité, sans besoin puisque abondant, un monde où la véritable valeur, réhabilitée, est l’humain. Pour cette utopie, cette douce rêverie, Alphonse est communiste. Il n’a pas lu Marx, ne connaît pas grand chose Marx, il ne connaît rien du concret d’ailleurs, il se contente de rêver. Rêver à un monde meilleur. Quand on lui dit tout cela, il répond : «  si tous les hommes rêvaient en même temps comme je rêve où serait alors le rêve ? Là, devant vos yeux, il serait la réalité. Alors moi je rêve. Rêvez avec moi. » Quand il ne profite pas du présent, Alphonse rêve du futur et pour avoir l’impression que son rêve est la réalité, il le vit passionnément. La raison n’a rien à voir avec le bonheur.

Sa vie tient en peu de chose, il a un boulot médiocre, un prénom peu enviable, pas de femme, pas d’enfant et pourtant, cette vie là est belle parce qu’elle n’est vu que comme telle. Epicurien romantique qui ignore le regard des autres mais pose le sien sur tous ses alter ego humains avec toute son attention, homme passionné de l’avenir qui ne s’oublie en lui que pour sentir le présent vivant d’une autre saveur, la saveur de l’impossible et de l’imprévisible comme l’odeur d’une rose. Ah la rose… De ses épines à ses promesses…

Et si vous lui demandez quel personnage il admire le plus, il vous répondra Friedrich Engels. Oui c’est surprenant je vous l’accorde. Friedrich Engels. Cet homme intelligent qui n’était pas un génie mais avait l’intelligence de la lucidité. Cet homme qui ne rechigna pas à la tache pour permettre à la tache d’un des plus brillant personnage d’être réalisée. Un homme qui a vécu comme bon lui entendait et qui avait malgré tout cette vision universelle de l’humanité et cet altruisme qui en faisait, comme de son ami, un citoyen du monde. Cette expression à la mode peut être à l’origine du plus beau des rêves tant elle déroute par sa simplicité et la profondeur qu’elle comporte, qu’elle transporte… la recette du bonheur est peut être dans l’étude de cette expression. Soyons heureux, soyons citoyen du monde.

 

 

Aujourd’hui est un grand jour, par un détour qui s’avèrera être celui de sa vie, Alphonse se rend à son travail. Il s’y rend à pied et au dernier carrefour, celui juste devant la gare, notre petit bonhomme sans peur sans haine et sans tristesse meurt à toute vitesse, le sourire aux lèvres, le visage laid dans la sérénité, contre cette mercedes.

A ses funérailles il y a une dizaine de personne : quelques amis et sa famille. La cérémonie est sobre et il n’y a aucun passage chez le notaire, Alphonse ne lègue à tous que son sourire à la vie.

 

 

 

 

Par Johann - Publié dans : idées sentiments
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Lundi 29 janvier 2007 1 29 01 2007 21:31

Représentation

 

 

Elle gesticule

Et elle hulule,

Grands gestes amples

Et voix sonnante.

 

Pièce de métro

Entre deux tiges

De fer ;

Morale et pièces, trébuchantes.

Grotesque bonne femme

Détente des jours

Des troubadours.

Et ah ! Malheur !

Où sont les leurs ?

 

Seulement des billets

Mais sans pitié

Seulement des billets

J’ai hésité…

Par Johann - Publié dans : poèmes : thèmes variés
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Lundi 22 janvier 2007 1 22 01 2007 22:09

Le plus beau des matins.

 

Viens par ici

Allez viens là !

Viens dans mes bras

Lève toi vas y !

 

Et je déteste ça

Danser tourner

Mais avec toi

Ta petite main

Qui tient mon bras

Mais avec toi

Qui t’es levé

Toute la nuit je danserai

 



Tu riras comme toujours

Dans tes grands yeux

Remplis d’amour

Dans tes grands yeux

Couleur des cieux

Où l’esprit court

 

Puis dans la musique

Qui fit voyager

Ton corps de brique

Dans cette amie ailée

                          



                         



                          Tu danseras

                     Et même tu tomberas !

                            Te relèveras

                           Au magique !

                            Te revoilà !

                          Tu caracoles

                           Et tu rigoles

                         Mon petit Paul

                      Qui marche enfin

                     Main dans la main

             Du plus beau des matins

                     Et pas après pas

                             Je croirais que tu voles…

Par Johann - Publié dans : poèmes : l'amour
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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 01 2007 21:44

stress

 

Ca monte et ça descend

Ah ! marée douloureuse

Vagues de stress rieuses

Dans mon ventre océan

 

Stress pour quoi ?

Et ah quoi bon ?

Ca tourne en rond

Et peut être que je bois

Mais ça tourne en rond

Là haut sans façon

Neurones de rabat joie

 

Et figurez vous !

Que ça calcule !

Telle une pendule

Mal réglée et saoule

Toutes possibilités,

Quand le rendez vous ?

Tout orchestrer

Tout rêver

S’inquiéter de tout

Puis tout retourner.

Mais quand le rendez vous ?

Quand et comment et où ?

Puis tout redouter.

 

Quand tu passes et que tu m’ignores

Malgré tout j’espère que tu n’oses

Les regards bleus des roses.

 

Mais le stress est d’argent et l'amour est d’or

Et quand enfin je dors

C’est tes beaux yeux ouverts sous mes paupières closes.

Par Johann - Publié dans : poèmes : l'amour
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