Dimanche 8 janvier 2006

L’amour qui n’est pas un mot

 

Mon Dieu jusqu’au dernier moment

Avec ce cœur débile et blême

Quand on est l’ombre de soi-même

Comment se pourrait-il comment

Comment se pourrait-il qu’on aime

Ou comment nommer ce  tourment

 

Suffit-il donc que tu paraisses

De l’air que te fait rattachant

Tes cheveux ce geste touchant

Que je renaisse et reconnaisse

Un monde habité par le chant

Elsa mon amour ma jeunesse

 

O forte et douce comme un vin

Pareille au soleil des fenêtres

Tu me rends la caresse d’être

Tu me rends la soif et la faim

De vivre encore et de connaître

Notre histoire jusqu’à la fin

 

C’est miracle que d’être ensemble

Que la lumière sur ta joue

Qu’autour de toi le vent se joue

Toujours si je te vois je tremble

Comme à son premier rendez vous

Un jeune homme qui me ressemble

 

M’habituer m’habituer

Si je ne le puis qu’on m’en blâme

Peut on s’habituer aux flammes

Elles vous ont avant tué

Ah crevez moi les yeux de l’âme

S’ils s’habituaient aux nuées

 

Pour la première fois ta bouche

Pour la première fois ta voix

D’une aile à la cime des bois

L’arbre frémit jusqu’à la souche

C’est toujours la première fois

Quand ta robe en passant me touche

 

Prends ce bruit lourd et palpitant

Jette-z-en la moitié véreuse

Tu peux mordre la part heureuse

Trente ans perdus et puis trente ans

Au moins que ta morsure creuse

C’est ma vie et je te la tends

 

Ma vie en vérité commence

Le jour que je t’ai rencontrée

Toi dont les bras ont su barrer

Sa route atroce à ma démence

Et qui m’as montré la contrée

Que la bonté ensemence

 

Tu vins au cœur du désarroi

Pour chasser les mauvaises fièvres

Et j’ai flambée comme un genièvre

A la Noël entre tes doigts

Je suis né vraiment de ta lèvre

Ma vie est à partir de toi

Par Johann - Publié dans : Poèmes d'auteurs
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Dimanche 8 janvier 2006

Le gardien du phare

 

Des oiseaux par milliers volent vers les feux

Par milliers ils tombent, par milliers ils se cognent

Par milliers aveuglés, par milliers assommés

Par milliers ils meurent.

 

Le gardien ne peut supporter une chose pareille

Les oiseaux ils les aiment trop

Alors il dit « tant pis je m’en fou »

Et il éteint tout.

 

Au loin un cargo fait naufrage

Un cargo venant des îles un cargo chargé d’oiseaux

Des milliers d’oiseaux des îles, des milliers d’oiseaux noyés.

Par Johann - Publié dans : Poèmes d'auteurs
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Vendredi 15 juillet 2005

Un jour

Trois septembre 2010 il fait nuit.
Les yeux grands ouverts
le cœur qui bat à l’envers
je n’ai pas dormi.

 

Le souffle du métro mouille mes yeux
Et je quitte Madeleine plein de larme
Concorde et les autres, assis dans ma rame
Et Montparnasse enfin, comme un peu les cieux…

 

Alors j’accélère, je cours et j’oublie tout.
Dernier homme sur cette terre je vais
Je franchi les portiques cassés
Je cours vers le début de nous…

 

Voie 15 il est déjà là.
La foule est partout, s’échappant du train.
J’essaie de courir mais en vain,
Alors je marche et je compte chaque pas.

 

Les derniers pas d’un fou
Qui a cru à un rêve
Qui a espéré sans trêve
Une seule vie à nous.

 

Puis quand je vois ce sourire
Dans tes yeux sur tes lèvres
Et sur tes valises,
Il y a comme une douce brise
Qui dissipe les peurs et qui efface les pleurs
Il y a comme un air de bonheur…

 

Je prends ta main et je bois
Dans tes pupilles et lèvres contre lèvres
Au gout sucré d’un monde qui s’élève !
Et mon cœur plein de sève attrape ton cœur de rêve
Et à deux tout repart à l’endroit…
Par Johann - Publié dans : poèmes : l'amour
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Samedi 11 septembre 2004
Ma faute à toi

J’ai besoin encore et toujours
J’ai besoin d’entrer chez une femme
D’en sortir au petit jour
Avec un peu moins de flamme
Dans les yeux
Quand je te regarde
Dans notre amour à tous les deux
Y’a que moi qui le garde

J’ai besoin d’entrer chez une femme
Chez une autre que toi
Toi qu’a perdu ma flamme
Ma flamme qu’était pour toi
J’ai besoin te t’oublier
Ne pas te reconnaître
Partout où je vais
J’ai besoin de renaître

J’ai besoin de vivre
De vivre devant moi
Ceux qui m’aiment me suivent
Je sais, toi, tu restes là
J’ai besoin d’aimer
Je ne sais rien faire d’autre
J’ai besoin d’aimer
Et c’est pas ta faute

C’est ma faute à toi
Toi, t’es trop belle
Toi, t’es trop belle pour moi
Et les belles, elles sont cruelles
Pour ceux les veulent
Pour ceux qui les ont pas
Pour ceux qui sont tous seuls
Pour ceux qui ne savent pas
Pour ceux qui marchent des heures
Et qui vont nulle part
Pour ceux qui boivent
Pour ceux qui ne dorment pas
Pour ceux qui chantent, qui chantent, qui chantent
Pour ceux qui chantent, qui chantent pour toi !

J’ai besoin de vivre
De vivre devant moi
Ceux qui m’aiment me suivent
Je sais, toi, tu restes là
J’ai besoin d’aimer
Je ne sais rien faire d’autre
J’ai besoin d’aimer
Et c’est pas ta faute

C’est ma faute à toi
Toi, t’es trop belle
Toi, t’es trop belle pour moi
Et les belles, elles sont cruelles
Pour ceux les veulent
Pour ceux qui les ont pas
Pour ceux qui sont tous seuls
Pour ceux qui ne savent pas
Pour ceux qui marchent des heures
Et qui vont nulle part
Pour ceux qui boivent
Pour ceux qui ne dorment pas
Pour ceux qui chantent, qui chantent, qui chantent
Pour ceux qui chantent, qui chantent pour toi !
Par Johann - Publié dans : Poèmes d'auteurs
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