Vendredi 15 juillet 2005 5 15 /07 /2005 18:17

Un jour

Trois septembre 2010 il fait nuit.
Les yeux grands ouverts
le cœur qui bat à l’envers
je n’ai pas dormi.

 

Le souffle du métro mouille mes yeux
Et je quitte Madeleine plein de larme
Concorde et les autres, assis dans ma rame
Et Montparnasse enfin, comme un peu les cieux…

 

Alors j’accélère, je cours et j’oublie tout.
Dernier homme sur cette terre je vais
Je franchi les portiques cassés
Je cours vers le début de nous…

 

Voie 15 il est déjà là.
La foule est partout, s’échappant du train.
J’essaie de courir mais en vain,
Alors je marche et je compte chaque pas.

 

Les derniers pas d’un fou
Qui a cru à un rêve
Qui a espéré sans trêve
Une seule vie à nous.

 

Puis quand je vois ce sourire
Dans tes yeux sur tes lèvres
Et sur tes valises,
Il y a comme une douce brise
Qui dissipe les peurs et qui efface les pleurs
Il y a comme un air de bonheur…

 

Je prends ta main et je bois
Dans tes pupilles et lèvres contre lèvres
Au gout sucré d’un monde qui s’élève !
Et mon cœur plein de sève attrape ton cœur de rêve
Et à deux tout repart à l’endroit…
Par Johann - Publié dans : poèmes : l'amour
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