La barque seneyK

Publié le par Johann

La barque Seneyk

 

      Lisse et sereine la mer du calme retrouvé.

      Beau et grand, l'orage du grand tourment

     Ridé, le visage de l'orage passant

     Marques ignorées et l'économie renaît.

 

     Ces malheureux qui périrent lentement,

     Ces gueux par la tempête fracassés

     Reposent dans le lit d'un commun océan

    Sur lequel les bateaux voguent, soulagés.

 

     Seule une barque sans calcul, sans se soucier,

     Plonge dans l’incertitude des eaux glacées d’octobre

     Où les mains décharnées des ivrognes et des sobres

     Applaudissent le triomphe du verbe « laisser »…

 

     Bruits secs et froids qui frappent de la barque le fond

     Douces plaintes rongeant les lattes, mal lancinant,

     Mélopée macabre de tombeaux saignants

     Le bois craque, cède, et sort de sa prison

 

            Une barque clairvoyante

            De fabrication classique

            Une barque qui fait la nique

            Aux premières composantes

            

     Cette éternelle mer qui retourne toujours

     A sa calme beauté après s’être agitée,

     Cette éternelle mer qui sans arrêt renaît

     Nous fait oublier que les hommes meurent un jour

 

     La barque sait que l’orage tue sans détour.

     A quoi bon l’équilibre quand si cher il se paie ?

     A quoi bon le long terme si l’homme ne renaît ?

     Du Circus sortit, une barque d’un nouveau jour…

 

             C’est une barque consciente

             Qu’elle n’a rien de classique

             Une barque condescendante

             Au devenir mythique…

 

 

     Son esprit, si fort, si fier, survit à la mort. 

    La barque sombre et ses ondes concentriques,

    Dans l’eau laissent les marques d’une pensée unique

    Coquille de noix qui d’attache passe au port !

 

    Coquille de noix qui tel un Titanic,

    Se frotte à l’iceberg des années quatre vingt.

     Les cales s’inondent, Seynek mauvais marin ?

     Le mythe s’effondre, gronde la critique !

 

    Mais après vingt ans de cet hold-up grossier,

    Sortant, remontant, d’abysses océaniques

    L’odeur rassurante d’un parfum nostalgique

    Remet à flot une barque du siècle dernier

 

   Inflation ou chômage ? Question balayée

   Sous l’iceberg, cet épouvantail de glace

   Laissant croire que l’océan, à sa surface

   Masse la glace en tout lieu, pour l’éternité…

 

       

       C’est un hymne que chante

       Tout homme qui se pique

       De croire au magnifique

        De cet esprit qui hante…

 
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chamberien 07/03/2008 23:16

La classe, de la poésie pour faire de l'économie, il faut que je m'y tente!