qui suis je? où vais je? qu'as tu fait??

Publié le par Johann

Drôle de vie, drôle de personnage que je fais. Peut être sommes nous tous étranges mais je ne peux que constater que moi en tout cas je le suis. Je me pose tellement de questions et des questions sur les réponses, et des questions sur les réponses des réponses qui me ramènent aux premières questions, interrogations circulaires à rendre fou ou schizophrène. Dans ces eaux troubles, seules m’apparaissent certaines choses ou plutôt certaines intuitions inévitables, certaines certitudes que je sens ancrées en moi et qui, si je les reniais, me brideraient toute ma vie et me la feraient manquer. Et pourtant je les renie parfois. Je ne sais pas ce que je veux, mais je sens ce que je ne voudrais pas et si je suis indécis, il est précis dans mon esprit que je répugne à être une fourmi. Suis-je trop frileux pour être cigale ? Pour l’instant oui. Mais je ne veux pas que le monde me formate comme je ne suis pas juste à cause d’une faiblesse passagère et qui, je le sens, cède le pas. Voilà pourquoi je vais un peu dévier de ce qui était prévu. Mais juste un peu, pas de révolution. J’ai déjà finalement un peu dévié mais dans un tout autre domaine et là ça n’était pas prévu. Comment livrer cette histoire sans tout raconter, comment seulement en saisir l’essence ? L’essentiel même, celui qui est invisible comme chacun sait et que seul des mots sans sens et du sens sans mot pourra retransmettre ? D’ailleur pourquoi le transmettre ? Je ne sais pas, juste un besoin, le besoin de mettre des mots sur du sens pour pouvoir mieux appréhender ce sens, l’attaquer.

Je regarde un tableau, acheté un jour de deuil sans mort et sans cercueil, il est bleu en fond de vague à large lèvre avec comme une fée ou comme un vieillard, comme une étincelle, tout brillant au milieu. Et quand je le regarde je ressens tant ! La douleur du deuil rappelée mais la chaleur d’un sentiment oublié ou plutôt enterré pour que la vie continue et aussi l’espérance d’un avenir plus joli et éternel. Un avenir avec celle qui peuple mes pensées, qui me fait tomber amoureux de personnes que je ne connais même pas juste parce qu’elles ont un air, une ressemblance, une aura ou un je ne sais quoi qui me ramène à elle et me la fait voir tout à travers elles. Je n’ai plus de nouvelle, certainement qu’elle m’a oublié et que je dois par conséquent en faire autant. La logique, la raison disent ça mais c’est vain, elle ne sort pas de mon esprit. Je la connais pourtant si peu, à peine même pourrait on dire. Mais je la reconnais. Comme dans les livres, comme un livre que la vie m’oblige à vivre page après page, sans possibilité de sauter les descriptions, ces moments de vie qui forment tout environnement nécessaire et qui posent les cadres, il faudrait finalement même savourer les descriptions parce que je n’ai qu’un livre à lire. Nous devrions peut être apprendre à lire.

En tout cas si je possédais un pouvoir de plume sur mon propre livre, j’écrirai, quelques pages plus tard, le chapitre où je te retrouverai parce que encore aujourd’hui c’est ma gorge qui se noue quand je pense à toi, c’est tout mon visage qui tressaille et c’est mes yeux dans les tiens quand je nous imagine si bien. Ce soir je n’ai pas pleuré depuis longtemps et toi à distance et sans même en avoir conscience tu me rends aux larmes… pas des torrents juste quelques gouttes tombant de notre amour de gouttière où il ne pleut plus guère je le crains que sur ma rivière de fer…

Publié dans idées sentiments

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Djools 14/01/2007 14:06

Il est dar ce texte mec tu devrai écrire des boukins honnetement ...c touchan et bien écri....zoub