Les coquillages (Verlaine)

Publié le par Johann

Les coquillages

 

Chaque coquillage incrusté

Dans la grotte où nous nous aimâmes

A sa particularité.

 

L’un a la pourpre de nos âmes

Dérobée au sang de nos cœurs

Quand je brûle et que tu t’enflammes ;

 

Cet autre affecte tes langueurs

Et tes pâleurs alors que, lasse,

Tu m’en veux de mes yeux moqueurs ;

 

Celui-ci contrefait la grâce

Ce ton oreille, et celui là

Ta nuque rose, courte et grasse ;

Mais un, entre autres, me troubla.

Publié dans Poèmes d'auteurs

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