Anna

Publié le par Johann

Des vies si différentes
Des mines toutes atterrantes
Dans des visages penchés
On y voit le regret.

 

 

Quel regret ? Quel remord ?
Un choix manqué ?
Aucun choix présenté ?
Le manque d’une goutte d’or.

 

 

Dans ce wagon bondé,
Des pensées vagabondent
La vie semble stoppée,
Chacun dans sa ronde.

 

 

Puis le train s’arrête.

Beaucoup se lève
Les choix manqués
S’évanouissent comme des rêves.

 

 

Et moi qui regarde par la fenêtre,
Et moi qui garde la tête haute
Je sens l’impuissance et le vide
Je sens l’espoir, avide.

 

 

Je sens mon cœur qui saute,
Je le sens qui décroche
Gelé dans le ruisseau
Et coulant sur la roche.

 

 

Un fin fil d’eau pure
Qui serpente dans mes veines,
Et hante mes vaines peines
D’une drôle de créature.

 

 

Cheveux noirs et longs
Ils tombent dans ma bouche
Et ses lèvres qui me touchent
Soulèvent mon cœur d’un bond.
Deux éclats, noisettes et rieurs
Me fixent et m’effleurent
Et sourient pour de bon.

 

 

Le fin fil dans mes veines
Déverse un torrent de saveurs
Sucrées et salées de douceur
Et plus chaud que la laine.

 

 

Si demain elle disparait,
Si elle me refusait,
Il faudrait oublier, et chercher ailleurs
Une autre fleur, sans épine et sans globe de verre,
Une autre fleur que j’aimerais autant,
Sans peur, sans question et de tout mon cœur.
Une autre sur cette terre
Que j’aimerais autant qu’elle.

Publié dans poèmes : l'amour

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