Destinées humaines ?
En plein moi d’août dans une ville en effervescence
Des inconnus des anonymes la foule avance
Bruit mat des pas, douce musique des voix
Fuir ces voix, fuir ces pas, chacun chez soi !
Les trottoirs comme autant d’échappatoires
Nous fuyons la vie, nous perdons notre existence.
Asseyez-vous sur le pavé, juste pour voir
L’inquiétude de chacun, tous dans l’errance.
Des rires mouillés, des pleurs désespérés
Que nous reste-t-il de cette vie rêvée ?
Une maison remboursée une vie bien rangée ?
Tout pour être heureux,…le bonheur égorgé…
Par Johann
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Le bonheur ? Où ça ?
La vie est un jeu, il paraît
Tout jeu a ses règles, il paraît
Règles à respecter, il paraît
C’est là la vérité et on ne peut en changer.
Les respecter et en tirer profit
C’est le secret d’une vie réussi
Vouloir changer ces règles est une belle utopie
Toujours les conserver est peut être encore pis.
De ce jeu le bonheur est exclu
Il s’agit là d’un terme vague et jamais vu
Peut être a-t-il existé mais, par la volonté,
L’amour, l’argent et la fierté il fut remplacé.
Depuis nous le cherchons mais il a disparut…
Par Johann
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Macabres pensées
Accroupi au milieu,
Les noires pierres brillent
Et l’acier scintille
Humide de mes yeux.
Allongé en travers,
Le gros ciel vacille
Un mégot dans l’air vrille
Je vais quitter la terre.
Et ces bras qui me prennent
Mains de vie qui me lèvent
Et mettent fin au rêve
Cauchemar de ma peine…
Le train passe et la mort s’efface,
Le mégot trépasse, m’oubliant…hélas !...
Par Johann
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Au néon d’une jeune fille sans pleurs
Cette nuit en voyageur
J’ai vu une fille sans pleurs
Son regard reflète la tristesse
Ses lèvres dessinent le chagrin
Et sa bouche de détresse
Retient les larmes en vain
Quelque chose ou
Quelqu’un
Ici ou
Très loin
La met à genoux
Mais digne
Le visage opalin
Dans ses yeux où tout
Est éteint
Majestueux il signe
Le chagrin, dans cette fille sans pleurs
Comme une douce douleur
Offerte aux voyageurs
Une noire fleure
Toute fanée d’ailleurs
Et si mes yeux n’ont rien dit
C’est mon cœur qui s’emplit
Par Johann
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Dimanche 17 décembre 2006
Divagation
Ce soir je sors,
Couloir, corridor
Escaliers très hauts,
Puis hall, encore.
Une goutte d’eau,
Glacée de nuit
D’un ciel sans vie
Tombe sur ma peau.
Alors petits pas, livide et transi, je vais,
Je m’allonge je m’endors sur une grille soufflante,
Pauvre corps vagabond et mon esprit s’évente.
Perdre la raison pour se laisser rêver…
Je commence à dormir avec comme berceuse
Le silence résonant la litanie d’Paris,
Quand apparaît un vieil homme, il me dit :
« Tout commence ou s’arrête sur cette grille mélodieuse ».
Alors je plonge,
Mon sommeil profond
Cache de nombreux songes
Oubliés de raisons…
L’aube me réveille
Souhaitant la nouvelle ère !
Une nuit de plein air
Et moi je pense à Elle…
Par Johann
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Vendredi 22 décembre 2006
Le bleu du ciel
Ce jour mes yeux ont menacé
De se fermer, de s’éteindre
Pendant un instant j’ai pu craindre
Que ma vue s’en soit allée
Prendre le métro et marcher
Les yeux à mis clôt ou
Eteints, injectés de rouge,
La faute à ma cornée…
On pense que si la lumière fuit
En ternissant le miroir des âmes,
Notre vie perd tout charme
Tous sens et toutes envies
Ah quoi bon si tout est noir
Vie de vagabond quand tous s’éteint
Crépuscule cristallin
Sur les rivages du dernier soir
J’ai perdu mon regard
Tout recommence
Un monde sans apparence
Un monde sans fard
Dans un nouveau départ
Le règne du vrai
Dans la cécité
Le monde des arts
Mais le bleu en quittant le ciel a quitté mes yeux, eux que j’aimais tant ne sont plus que deux braises, rougeoyants.
Par Johann
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Schaum
Ma vie est de verre
Et mon cœur de cristal.
Ce monde de métal
Transpercera ma chair.
Ou est ce la vie
Puante de fer
Qui de l’enfer
Tire l’infini ?
Mon corps ne vaut rien,
Dans le petit matin
Le jour et lui
Suintent comme la suie.
Mes yeux si vieux
D’avoir tout vu
Et rien regardé
Méritent les pieux.
Mes mains petites,
Mon âme peut être,
Mes mots s’entêtent
Ma voix s’abrite.
Ma voie s’effrite
Court passé
Qui m’habite.
Insignifiantes histoires
N’en finissant de choir
Entre doute,
Espoir et déroute,
Insignifiantes histoires
Parfumées d’avenir.
Soleil couchant sur mon âme tourmentée
Océan préféré pour ta passion d’écume
Schaum ou moment de l’ivresse
Sur le sable fin et mouillé
La main dans la main attendant la lune
Ma nuit fut sans étoile et mes jours de tristesse.
Sévère mémoire et dur souvenir entaché d’avenir.
"Träume sind Schäume"
Schaum :
Elle est un moment ou il est un moment, mot sans genre au sens indéfini sans pronom défini, mot allemand reflétant l’océan. Pensez un instant à ces morceaux d’existence n’existant plus que dans les sentiments qu’ils laissèrent. Pas la nostalgie, ni le souvenir, juste un moment d’avenir perdu dans le passé, comme une félicité si courte si vite disparue qu’on la recherche avec l’idée certaine qu’on la retrouvera et que notre vie ne tend que vers cette retrouvaille. Si vous comprenez ce que j’écris c’est que vous avez vécu et vivait en torture latente ce mot ; c’est que vous connaissez Schaum.
Par Johann
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Chute libre
Les cimes s’entrechoquent
Et font parler le vent
Les troncs qui se courbent
S’arque bouquent, tout doucement
Tout en haut des pins
Il observe la vie
Il ri et sourit
Et veut descendre en vain
Puis un jour
Le vent se lève
Dans le jour qui s’achève
Il souffre et le pin
S’effondre
Lourd.
Alors je ne souris plus
Alors je sens la fin
Dans les mains du destin
J’apprends et me rue
Je veux lui échapper
Je veux le choix
Et je prends la vie
Sans tendre la main.
Par Johann
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Vendredi 28 septembre 2007
Croisée des chemins
Comment savoir
Et comment voir
Quel chemin s'ouvre
Quel autre se couvre
Et où il mène
Et qui il couve
A moins qu'il ne sème
Partout et en nombre
Dans les ruelles des coins sombres
Les belles âmes trop cachées
Ces jolies filles dans l'ombre
Par un visage trop laid.
Par Johann
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