poèmes : vers de pensées

Lundi 17 avril 2006

Destinées humaines ?

 

En plein moi d’août dans une ville en effervescence

Des inconnus des anonymes la foule avance

Bruit mat des pas, douce musique des voix

Fuir ces voix, fuir ces pas, chacun chez soi !

 

Les trottoirs comme autant d’échappatoires

Nous fuyons la vie, nous perdons notre existence.

Asseyez-vous sur le pavé, juste pour voir

L’inquiétude de chacun, tous dans l’errance.

 

Des rires mouillés, des pleurs désespérés

Que nous reste-t-il de cette vie rêvée ?

Une maison remboursée une vie bien rangée ?

Tout pour être heureux,…le bonheur égorgé…

 

 

Par Johann
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 17 avril 2006

Le bonheur ? Où ça ?

 

La vie est un jeu, il paraît

Tout jeu a ses règles, il paraît

Règles à respecter, il paraît

C’est là la vérité et on ne peut en changer.

 

Les respecter et en tirer profit

C’est le secret d’une vie réussi

Vouloir changer ces règles est une belle utopie

Toujours les conserver est peut être encore pis.

 

De ce jeu le bonheur est exclu

Il s’agit là d’un terme vague et jamais vu

Peut être a-t-il existé mais, par la volonté,

L’amour, l’argent et la fierté il fut remplacé.

Depuis nous le cherchons mais il a disparut…

Par Johann
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 17 avril 2006
Le rêve du RER
 
 
 
Quand la nuit s’abat sur mes paupières engourdies
La raison s’en va et mon esprit éveillé
S’échappe et court, allègre et léger ; libéré.
Et je suis les fils qui se tissent, et je vis
 
Et je me perds et ma volonté se hérisse
Et je te vis, tu disparais, triste esseulé
Je pleure… mes larmes disparaissent, je vais.
Stop ! Un moment de vie, et je vis et je glisse.
 
Tout s’enchaîne, je saute sur le coq, effrayé !
Je cours jusqu’à l’âne, il disparait et des sourds
M’entendent et des muets parlent, absurdes tours !
 
Le train s’arrête, me voilà levé, réveillé
Par les bruits grinçant de l’acier sur l’acier
Je sors, le train et mon rêve partent pour toujours.
 
Par Johann
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 27 mai 2006

Macabres pensées

 

Accroupi au milieu,

Les noires pierres brillent

Et l’acier scintille

Humide de mes yeux.

 

Allongé en travers,

Le gros ciel vacille

Un mégot dans l’air vrille

Je vais quitter la terre.

 

Et ces bras qui me prennent

Mains de vie qui me lèvent

Et mettent fin au rêve

Cauchemar de ma peine…

 

Le train passe et la mort s’efface,

Le mégot trépasse, m’oubliant…hélas !...

 

Par Johann
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 5 novembre 2006

Au néon d’une jeune fille sans pleurs

 

 Cette nuit en voyageur
J’ai vu une fille sans pleurs

 

Son regard reflète la tristesse
Ses lèvres dessinent le chagrin
Et sa bouche de détresse
Retient les larmes en vain

 

Quelque chose ou
Quelqu’un
Ici ou
Très loin
La met à genoux
Mais digne
Le visage opalin
Dans ses yeux où tout
Est éteint
Majestueux il signe
Le chagrin, dans cette fille sans pleurs

 

Comme une douce douleur
Offerte aux voyageurs
Une noire fleure
Toute fanée d’ailleurs

 

Et si mes yeux n’ont rien dit
C’est mon cœur qui s’emplit

Par Johann
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 17 décembre 2006


Divagation

 

Ce soir je sors,
Couloir, corridor
Escaliers très hauts,
Puis hall, encore.

 
Une goutte d’eau,
Glacée de nuit
D’un ciel sans vie
Tombe sur ma peau.

 
Alors petits pas, livide et transi, je vais,
Je m’allonge je m’endors sur une grille soufflante,
Pauvre corps vagabond et mon esprit s’évente.
Perdre la raison pour se laisser rêver…

 
Je commence à dormir avec comme berceuse
Le silence résonant la litanie d’Paris,
Quand apparaît un vieil homme, il me dit :
« Tout commence ou s’arrête sur cette grille mélodieuse ».

 
Alors je plonge,
Mon sommeil profond
Cache de nombreux songes
Oubliés de raisons…

 
L’aube me réveille
Souhaitant la nouvelle ère !
Une nuit de plein air
Et moi je pense à Elle…

Par Johann
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 22 décembre 2006

Le bleu du ciel

 
Ce jour mes yeux ont menacé
De se fermer, de s’éteindre
Pendant un instant j’ai pu craindre
Que ma vue s’en soit allée

 
Prendre le métro et marcher
Les yeux à mis clôt ou
Eteints, injectés de rouge,
La faute à ma cornée…

 
On pense que si la lumière fuit
En ternissant le miroir des âmes,
Notre vie perd tout charme
Tous sens et toutes envies

 
Ah quoi bon si tout est noir
Vie de vagabond quand tous s’éteint
Crépuscule cristallin
Sur les rivages du dernier soir

 
J’ai perdu mon regard
Tout recommence
Un monde sans apparence
Un monde sans fard

 
Dans un nouveau départ
Le règne du vrai
Dans la cécité
Le monde des arts

 
Mais le bleu en quittant le ciel a quitté mes yeux, eux que j’aimais tant ne sont plus que deux braises, rougeoyants.

Par Johann
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 26 décembre 2006

Schaum

 

Ma vie est de verre
Et mon cœur de cristal.

Ce monde de métal
Transpercera ma chair.
 
Ou est ce la vie
Puante de fer
Qui de l’enfer
Tire l’infini ?
 
Mon corps ne vaut rien,
Dans le petit matin
Le jour et lui
Suintent comme la suie.
 
Mes yeux si vieux
D’avoir tout vu
Et rien regardé
Méritent les pieux.
 
Mes mains petites,
Mon âme peut être,
Mes mots s’entêtent
Ma voix s’abrite.
 
Ma voie s’effrite
Court passé
Qui m’habite.
 
Insignifiantes histoires
N’en finissant de choir
Entre doute,
Espoir et déroute,
Insignifiantes histoires
Parfumées d’avenir.
 
 Soleil couchant sur mon âme   tourmentée
 Océan préféré pour ta passion d’écume
 Schaum ou moment de l’ivresse
 Sur le sable fin et mouillé
 La main dans la main attendant la lune
 Ma nuit fut sans étoile et mes jours de tristesse.
 Sévère mémoire et dur souvenir entaché d’avenir.
 

"Träume sind Schäume"

Schaum :

Elle est un moment ou il est un moment, mot sans genre au sens indéfini sans pronom défini, mot allemand reflétant l’océan. Pensez un instant à ces morceaux d’existence n’existant plus que dans les sentiments qu’ils laissèrent. Pas la nostalgie, ni le souvenir, juste un moment d’avenir perdu dans le passé, comme une félicité si courte si vite disparue qu’on la recherche avec l’idée certaine qu’on la retrouvera et que notre vie ne tend que vers cette retrouvaille. Si vous comprenez ce que j’écris c’est que vous avez vécu et vivait en torture latente ce mot ; c’est que vous connaissez Schaum.

Par Johann
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 3 septembre 2007

Chute libre

 

 

Les cimes s’entrechoquent

Et font parler le vent

Les troncs qui se courbent

S’arque bouquent, tout doucement

 

Tout en haut des pins

Il observe la vie

Il ri et sourit

Et veut descendre en vain

 

Puis un jour

Le vent se lève

Dans le jour qui s’achève

Il souffre et le pin

      S’effondre

            Lourd.

 

Alors je ne souris plus

Alors je sens la fin

Dans les mains du destin

J’apprends et me rue

Je veux lui échapper

Je veux le choix

Et je prends la vie

  Sans tendre la main.

Par Johann
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 28 septembre 2007

Croisée des chemins

 

Comment savoir

Et comment voir

Quel chemin s'ouvre

Quel autre se couvre

Et où il mène

Et qui il couve

A moins qu'il ne sème

Partout et en nombre

Dans les ruelles des coins sombres

Les belles âmes trop cachées

Ces jolies filles dans l'ombre

Par un visage trop laid.

Par Johann
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

Texte libre



Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus