Triste mouton

Publié le par Johann

Triste mouton

Quelle est cette force
Quelle est elle ?
Cet élan qui m’emporte
Le regard en arrière, impuissant
A s’en bruler les ailes.

Chatelet, vingt et une heure
Le train est là et ça sonne !
Mais là bas, un refrain rieur
Chanté dans la gare qui ronronne
Attrape mes yeux pour en chasser les pleurs…

Un homme sur un banc
Il a les yeux au ciel
Et là haut au milieu des abeilles
Dans un matin de printemps
Il les fait tournoyer !

Quand il frotte sa guitare
Et quand il chante
Les dents déployées au hasard
Comme des voiles voletantes et dansantes,
Moi je veux m’arrêter,

Un instant, un instant seulement
Et tout oublier,
Mes mains, ma bouche et mes sentiments
Comme ça, juste stoppé,
Par gourmandise,
Pour ces rares moments,
D’égarement et de douces brises.

Un vent qui souffla,
Une seconde,
Dans mon esprit,
Une onde, qui coula,
Sans faire de bruit
Et sans empêcher ce long serpent de fer de me prendre avec lui,
Jusque là bas,
Comme tous les soirs, comme toutes les nuits.

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Cathy 15/12/2008 22:26

Bonjour, je découvre ton blog grâce à ma recherche du texte de Prévert, le gardien du phare qui amait trop les chevaux. Je suis contente de l'avoir trouvé. Je trouve tes poèmes denses, profonds, il me touchent, Continue à écrire.Cathy